Seul, la nuit
les spectres ricanent
déroulent lentement des langues d'îles noires
pavillons bien haut
cris de femmes résonnent
à la fleur de l'âme
tout près de la peau
seul, la nuit
les spectres pavoisent
parsèment d'étoiles les coeurs de mémoire
trop près de la peau
ravivent des flammes
qui brûlent sans chaleur
ou tuent sans douleur
seul, la nuit
les spectres fatiguent
baissent les pavillons, bientôt ils partiront
laissant des îlots de solitudes glacées
d'indifférences gagnées, à force de malentendus
des cargos de regrets
les cales chargées
de passions contenues
Texte : R.L.
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